Le journal de Gérard

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Les îles du salut - Guyane

Les îles du salut sont composées de trois îles, l’île Saint Joseph, l’île Royale et l’île du Diable.

 

Les premiers explorateurs les appelèrent d’abord «Iles du triangle» en raison de leur disposition. Les îles du triangle prirent ensuite le nom sinistre « d’îles du diable » en raison de leur difficulté d’accès.

 

En 1764, les épidémies de fièvre jaune dues à l’insalubrité du climat guyanais avaient décimées la plus grande partie des colons français. Les survivants qui trouvèrent refuge sur les îles du diable au climat favorable et dépourvues de moustiques, les rebaptisèrent alors «Iles du salut».

 

Le bagne est indissociable de l’histoire de la Guyane depuis la moitié du XIX ème siècle.

 

La déportation, infligée sous le second empire, était réservée aux espions, aux activistes politiques ainsi qu’aux traîtres.

 

La transportation, peine assortie du doublage, constituait les travaux forcés. Tout condamné d’une peine de moins de 8 ans devait rester dans la colonie pendant une durée égale à leur peine. Les condamnés à plus de 8 ans restaient à vie en Guyane, autant dire que le retour en métropole était pratiquement impossible.

 

Les îles du salut étaient réservées, aux condamnés récalcitrants et enclins à s'évader et aux condamnés nécessitant une surveillance toute particulière.

 

Dreyfus fut à l’isolement sur l’île du diable pendant 4 ans. La « maison », toujours visible aujourd’hui, est une cabane de 6 m sur 4 m. Elle était entourée d’une palissade de 3 m de hauteur. Les surveillants ne devaient communiquer d’aucune manière avec le prisonnier Dreyfus. Le nettoyage et la blanchisserie étaient assurés par quatre forçats de quatre races différentes (Annamite, Arabe, Noire et Indienne) afin d’éviter toute communication orale avec le prisonnier.

 

« Entendre la mer et ne jamais la voir, voir les hommes et ne jamais leur parler », c’est ce que dira Guillaume Sézenec petit fils d’un autre prisonnier célèbre.

 

Paradisiaques aujourd’hui, on oublierait presque que les îles du salut ont été un enfer pour les bagnards, coupables ou innocents.

 

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14/01/2013
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