Le journal de Gérard

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Une matinée à St Trop'

Une matinée à St Trop’ pour voir…et être vu...

 

28 mai, l’horloge « Rolex » de la Capitainerie du port de « St Trop’ » annonce 9h00 (la seule «Capitainerie» qui peut afficher fièrement une « Rolex »).

La méditerranée se reflète sur les coques des yachts endormis que les hommes d’équipage astiquent. 

Quelques badauds matinaux arpentent les quais l’appareil photo numérique en bandoulière, la tête coiffée de bobs vantant les mérites d’une boisson anisée ou d’une célèbre marque de voiture italienne. Vêtus de bermudas et de polos multicolores ils regardent les bateaux aux coques resplendissantes et aux chromes rutilants.

Sur le port, livreurs et éboueurs vaquent à leurs occupations. Les serveurs des terrasses discutent entre eux, ce n’est pas encore l’heure du coup de feu. A cette heure, St Trop’ appartient encore à tout le monde.

Chez « SENEQUIER»  aucune personnalité connue, aucune célébrité  à portée d’autographe.

A la terrasse des cafés, des inconnus cachés derrière leurs Ray Ban veulent ressembler à des stars.

La plupart des couples ne se parlent pas ; ils se contentent de regarder passer les passants qui eux regardent les clients des terrasses qui les regardent passer. 

Les premières Harley se garent en vrombissant. Il est 10h. St Trop’ s’éveille. Le soleil se fait de plus en plus présent.

En cette fin de mois de mai il n’y a pas encore beaucoup de monde à St Trop’. 

Les Yachts suréquipés aux pavillons multicolores, édifices de quatre étages plus hauts que les maisons du port sont à quai pour la parade. Les plaisanciers, quand ils ne prennent pas leur petit déjeuner sur la plage arrière de leurs immeubles flottants,  passent directement de leur vaisseau  à la terrasse de SENEQUIER, il leur suffit d’éviter les badauds et les 2 roues qui circulent sur le port. 

10h30, détour par les petites rues où, les commerces aux noms prestigieux ouvrent leurs portes. Ici pas de tarifs en vitrine. Dos nus, débardeurs fluos, short ultra-minis, bijoux et pompes de marques attendent sans complexe les touristes fortunés sous l’œil de vigiles tout en muscles.

11h30, je regagne le parking où j’ai garé ma modeste « Opel ». Je la retrouve cernée par d’énormes 4x4 Allemand, des cabriolets, des Aston Martin et autres Ferrari.

Une question existentielle se pose, peut-on ne pas être une personnalité dans les rues ou sur les terrasses des bistrots Tropéziens ?



26/10/2012
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